[OpenBSD]

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4 - Guide d'Installation d'OpenBSD 4.3


Table des Matières


4.1 - Présentation de la procédure d'installation OpenBSD

OpenBSD a une procédure d'installation robuste, adaptable et peut être installé depuis une simple disquette. La plupart des architectures suivent une procédure d'installation similaire ; cependant quelques détails diffèrent. Dans tous les cas, il vous est vivement conseillé de lire le document INSTALL spécifique à votre architecture se trouvant dans le dossier "platform" sur le CD-ROM ou les sites FTP (par exemple, i386/INSTALL.i386, mac68k/INSTALL.mac68k ou sparc/INSTALL.sparc).

L'installation d'OpenBSD utilise un noyau spécial avec un certain nombre d'utilitaires et de scripts d'installation inclus dans un disque RAM préchargé. Après le démarrage de ce noyau, le système d'exploitation est extrait depuis plusieurs fichiers tar(1) (.tgz) compressés à partir d'une source autre que ce disque RAM préchargé. Il existe de nombreux moyens de démarrer ce noyau d'installation :

Toutes les architectures ne supportent pas chacune des options de démarrage : Toutes les installations autres que mac68k peuvent aussi utiliser un noyau bsd.rd lors d'une mise à jour ou d'une réinstallation.

Une fois le noyau démarré, vous avez plusieurs options pour obtenir les paquetages d'installation. Une fois de plus, toutes les architectures ne supportent pas toutes ces options.

4.3 - Vérifications avant l'installation

Avant de commencer votre installation, vous devriez avoir une idée de ce que vous allez devoir faire. Vous devriez connaître ces différents éléments au minimum :

4.3 - Créer un média d'installation OpenBSD amorçable

Comme exemples, nous allons regarder les images d'installation disponibles pour les architectures i386 et sparc.

L'architecture i386 dispose de six images de disques séparées parmi lesquelles choisir :

Oui, il peut y avoir des situations dans lesquelles un disque d'installation est requis pour supporter votre adaptateur SCSI et un autre disque pour votre adaptateur réseau. Heureusement, ce cas est rare, et peut être généralement contourné.

L'architecture sparc dispose de quatre images disques d'installation parmi lesquelles choisir :

4.3.1 - Créer des disquettes de démarrage sur Unix

Pour créer une disquette formatée, utilisez la commande fdformat(1) pour chacun des formats et recherchez les secteurs défectueux..

  # fdformat /dev/rfd0c
  Format 1440K floppy `/dev/rfd0c'? (y/n): y
  Processing VVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVV done.

Si votre sortie est identique à celle ci-dessus, votre disque est correct. Cependant, si vous ne voyez pas tous les "V" alors votre disque est probablement endommagé et vous devriez en essayer un autre.

Notez que certains systèmes compatibles UNIX possèdent des commandes différentes pour le formatage des disquettes. Référez-vous à votre documentation système pour connaître la procédure exacte.

Une fois que vous avez une disquette propre et formatée, il est temps d'écrire l'image d'installation sur celle-ci. Pour cela, vous pouvez recourir à l'utilitaire dd(1). Un exemple d'utilisation de dd(1) est fourni ci-dessous :

  # dd if=floppy43.fs of=/dev/rfd0c bs=32k

Une fois l'image écrite, vérifiez qu'elle a été correctement copiée et qu'elle est identique à l'image d'origine avec la commande cmp(1). Si la disquette est identique à l'image, vous ne verrez apparaître qu'une nouvelle invite de commande.

  # cmp /dev/rfd0c floppy43.fs

4.3.2 - Créer des disquettes de démarrage sur Windows ou DOS

Cette section décrit comment écrire des images d'installation sur une disquette à partir de Windows ou DOS. Vous pouvez obtenir les utilitaires mentionnés ci-dessous depuis le dossier tools de n'importe quel miroir FTP, ou depuis le dossier 4.1/tools du CD1 du lot de CD-ROMS OpenBSD.

Pour préparer la disquette sous MS-DOS ou Windows, utilisez tout d'abord les utilitaires natifs pour formater le disque.

Pour écrire l'image d'installation sur la disquette préparée vous pouvez utiliser rawrite, fdimage, ou ntrw. rawrite ne fonctionnera pas sur Windows NT, 2000 ou XP.

Notez que FDIMAGE.EXE et RAWRITE.EXE sont toutes deux des applications MS-DOS, et sont donc limitées à la convention de nommage de fichiers MS-DOS "8.3". Comme floppyB43.fs et floppyC43.fs ont des noms de fichiers longs, vous devrez trouver comment votre système a sauvegardé ces derniers dans le format "8.3" avant d'utiliser FDIMAGE.EXE ou RAWRITE.EXE pour créer les images de disquettes de démarrage.

Exemple d'utilisation de rawrite :
  C:\> rawrite
  RaWrite 1.2 - Write disk file to raw floppy diskette

  Enter source file name: floppy43.fs
  Enter destination drive: a
  Please insert a formatted diskette into drive A: and press -ENTER- : Enter

Exemple d'utilisation de fdimage :
  C:\> fdimage -q floppy43.fs a:

Exemple d'utilisation de ntrw :
  C:\> ntrw floppy43.fs a:
  3.5", 1.44MB, 512 bytes/sector
  bufsize is 9216
  1474560 bytes written

4.3.3 - Créer un CD-ROM amorçable

Vous pouvez créer un CD-ROM soit en utilisant le fichier cd41.iso ou le fichier install43.iso On laissera ici au lecteur le soin de déterminer lui-même les détails en fonction des outils mis à sa disposition.

Voici quelques-uns des outils présents dans OpenBSD :

4.4 - Démarrer le média d'installation OpenBSD

Démarrer sur i386/amd64

Démarrer une image d'installation sur les architectures PC i386 et amd64 n'est pas nouveau pour la plupart des gens. Si vous utilisez une disquette, insérez-la simplement dans le lecteur et démarrez le système. L'image d'installation va se charger si le démarrage depuis la disquette est activé dans votre BIOS. Si vous souhaitez démarrer depuis un CD-ROM, vous devrez aller dans votre BIOS système et autoriser le démarrage depuis celui-ci. Quelques anciens BIOS ne supportent pas cette option, et vous devrez utiliser une disquette pour démarrer votre image d'installation. Ne vous inquiétez pas ; bien que vous démarriez depuis la disquette, vous pourrez installer depuis le CD.

Vous pouvez aussi démarrer bsd.rd depuis une partition OpenBSD existante, ou depuis le réseau en utilisant la procédure de démarrage PXE.

Démarrer sur sparc/sparc64

NOTE : Sur l'architecture sparc64, seules les machines SBus (Ultra 1, Ultra 2) sont amorçables depuis une disquette.

Pour démarrer depuis une disquette, placez la disquette contenant l'image d'installation OpenBSD dans le lecteur. Utilisez ensuite la commande suivante pour démarrer :

  ok boot floppy

Pour démarrer depuis un CD-ROM, placez le CD-ROM OpenBSD dans le lecteur. Si votre Sun n'a qu'un lecteur de CD-ROM, alors allez simplement à l'invite de démarrage et tapez boot cdrom :

  ok boot cdrom

Bien sûr, cela ne fonctionnera que dans le nouveau mode de commande. Si vous possédez l'ancien mode de commande (une flèche droite), tapez 'n' pour le nouveau mode de commande. (Si vous utilisez un ancien sparc qui est antérieur à sun4c, vous n'avez probablement pas de nouveau mode de commande. Dans ce cas, vous allez devoir expérimenter.) Si vous avez de multiples lecteurs CD-ROM, vous devez démarrer depuis le bon. Essayez probe-scsi depuis le nouveau mode de commande.

  ok probe-scsi

  Target 0
    Unit 0   Disk     QUANTUM LIGHTNING 365S
  Target 1
    Unit 0   Removable Disk     QUANTUM EMPIRE_1080S
  Target 3
    Unit 0   Removable Disk     Joe's CD-ROM

Regardez depuis lequel vous souhaitez démarrer. Notez le numéro de cible ("Target").

  ok boot /sbus/esp/sd@X,0

4.5 - Installer OpenBSD

4.5.1 - Commencer l'installation

Quelle que soit votre méthode de démarrage, il est temps de l'utiliser. Pendant la procédure de démarrage, le noyau et tous les programmes utilisés pour installer OpenBSD sont chargés en mémoire. Le problème le plus courant au démarrage est une disquette endommagée ou un problème d'alignement de lecteur. La disquette de démarrage est très compactée -- un seul mauvais bloc causera des problèmes.

A presque tout moment de la procédure d'installation OpenBSD, vous pouvez arrêter la procédure en frappant CTRL-C et pourrez la relancer sans avoir à redémarrer en lançant install à l'invite shell.

Si votre démarrage réussi, vous verrez beaucoup de messages défiler. Ces textes, dans beaucoup d'architectures en blanc sur bleu, représentent le dmesg, du noyau qui cite les matériels trouvés et leur emplacement. Ne vous souciez pas de retenir ce message, une copie est conservée dans /var/run/dmesg.boot.

Ensuite, vous verrez ce qui suit :

  root on rd0a swap on rd0b dump on rd0b
  erase ^?, werase ^W, kill ^U, intr ^C, status ^T
  (I)nstall, (U)pgrade or (S)hell? i

Avec cela, nous atteignons notre première question. Dans la plupart des cas, vous avez ces trois options :

Parfois, vous ne verrez pas l'option "Upgrade" listée. Après un "jour drapeau", il n'est pas possible de mettre à jour directement ; l'on doit recréer le système depuis le début.

Dans cet exemple, nous allons faire une installation mais la procédure de mise à jour est similaire.

  Welcome to the OpenBSD/i386 4.3 install program.

  This program will help you install OpenBSD. At any prompt except password
  prompts you can escape to a shell by typing '!'. Default answers are shown
  in []'s and are selected by pressing RETURN.  At any time you can exit this
  program by pressing Control-C, but exiting during an install can leave your
  system in an inconsistent state.

  Terminal type: [vt220] Enter
  kbd(8) mapping? ('L' for list) [none] Enter

Dans la plupart des cas, le type de terminal par défaut est approprié ; cependant si vous utilisez une console série pour l'installation, ne prenez pas l'option par défaut, répondez de manière appropriée.

Si vous ne choisissez pas une table d'encodage, une disposition de clavier US est choisie.

  IS YOUR DATA BACKED UP? As with anything that modifies disk contents, this
  program can cause SIGNIFICANT data loss.

  It is often helpful to have the installation notes handy. For complex disk
  configurations, relevant disk hardware manuals and a calculator are useful.

  Proceed with install? [no] y

Si vous sélectionnez l'option par défaut ici, le processus d'installation va se terminer et vous envoyer sur une invite de commande shell.

Les notes d'installation auxquelles nous nous référons ici sont présentes sur les CDs d'installation ainsi que les serveurs FTP dans le fichier INSTALL.<plat>, où <plat> est votre plate-forme, par exemple pour i386.

4.5.2 - Configurer les disques

Note importante : Les utilisateurs avec un disque de grande capacité (plus grande que la capacité généralement disponible lorsque votre machine a été fabriquée) voudront sûrement consulter cette section avant d'aller plus loin.

Configurer les disques sur OpenBSD varie un peu en fonction des architectures. Pour i386, amd64, macppc, zaurus et armish, la configuration est faite en deux étapes. D'abord, la partition OpenBSD du disque dur est définie avec fdisk(8), ensuite cette partition est divisée en partitions OpenBSD avec disklabel(8).

Quelques utilisateurs peuvent être désorientés par la terminologie utilisée ici. Nous utiliserons le mot "partition" dans deux sens différents. Il y a deux niveaux de partitionnement sous OpenBSD pour les architectures citées précédemment, la première, peut être considérée comme le partitionnement des Systèmes d'Exploitation, qui permet à de multiples systèmes d'exploitation de définir leur espace sur le disque, et la seconde définie comment la partition OpenBSD est subdivisée en plusieurs systèmes de fichiers individuels. La première couche est visible comme une partition de disque pour DOS, Windows ou tout autre système d'exploitation supportant cette disposition. La seconde couche de partitionnement est visible seulement par OpenBSD et les systèmes d'exploitation pouvant lire directement un système de fichiers OpenBSD.

  Cool!  Let's get to it...

  You will now initialize the disk(s) that OpenBSD will use. To enable all
  available security features you should configure the disk(s) to allow the
  creation of separate filesystems for /, /tmp, /var, /usr, and /home.

  Available disks are: wd0.
  Which one is the root disk? (or done) [wd0] Entrée

Le disque "root" est le disque depuis lequel le système démarrera et normalement sur lequel l'espace "swap" réside. Les disques IDE vont être désignés comme wd0, wd1, etc., tandis que les disques SCSI et les matériels RAID apparaîtront comme sd0, sd1 et ainsi de suite. Les disques que OpenBSD peut utiliser sont listés ici -- si vous avez des lecteurs qui ne sont pas montrés, votre matériel est soit non supporté, soit mal configuré.

  Do you want to use *all* of wd0 for OpenBSD? [no] Entrée

Si vous répondez "yes" à cette question, l'intégralité du disque sera allouée à OpenBSD. Le résultat sera un "Master Boot Record" valide et une table de partition écrite sur le disque -- une partition, de la taille du disque entier, configurée avec le type de partition OpenBSD, et indiquée comme partition amorçable. Ce sera un choix courant pour la plupart des utilisations en production d'OpenBSD ; cependant, il y a quelques systèmes sur lesquels cela ne doit pas être fait. La plupart des systèmes Compaq, certains ordinateurs portables, quelques DELL et d'autres systèmes utilisant une partition "maintenance" ou "Suspend to Disk", qui devrait être gardée intacte. Si votre système a d'autres partitions, quels que soient leurs types, que vous ne voulez pas effacer, ne répondez pas "yes" à la question précédente. En revanche, si votre système possède un disque tout neuf qui n'a jamais été utilisé, vous devrez probablement répondre "yes" (ou utiliser l'option "update" de fdisk) afin d'inscrire un enregistrement et une signature de boot valide.

Dans le cas de cet exemple, nous considérerons que le disque doit être partagé entre OpenBSD et une partition Windows 2000 existante, donc nous répondrons l'option par défaut "no", qui nous enverra dans le programme fdisk(8). Vous pouvez obtenir plus d'informations sur fdisk(8) ici.

Note : Si vous répondez "Y" à la question "Do you want to use *all* of wd0 for OpenBSD?", ou si vous utilisez une plate-forme qui n'emploie pas fdisk (sparc64 par exemple), vous ne devez pas observer cette étape mais aller directement à l'étape créer un disklabel

  You will now create a single MBR partition to contain your OpenBSD data. This
  partition must have an id of 'A6'; must *NOT* overlap other partitions; and
  must be marked as the only active partition.

  The 'manual' command describes all the fdisk commands in detail.

  Disk: wd0       geometry: 2586/240/63 [39100320 Sectors]
  Offset: 0       Signature: 0xAA55
           Starting       Ending       LBA Info:
   #: id    C   H  S -    C   H  S [       start:      size   ]
  ------------------------------------------------------------------------
  *0: 06    0   1  1 -  202 239 63 [          63:     3069297 ] DOS > 32MB
  *0: 0B    0   1  1 -  202 239 63 [          63:     3069297 ] Win95 FAT-32
   1: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused
   2: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused
   3: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused
  Enter 'help' for information
  fdisk: 1> help
          help            Command help list
          manual          Show entire OpenBSD man page for fdisk
          reinit          Re-initialize loaded MBR (to defaults)
          setpid          Set the identifier of a given table entry
          disk            Edit current drive stats
          edit            Edit given table entry
          flag            Flag given table entry as bootable
          update          Update machine code in loaded MBR
          select          Select extended partition table entry MBR
          swap            Swap two partition entries
          print           Print loaded MBR partition table
          write           Write loaded MBR to disk
          exit            Exit edit of current MBR, without saving changes
          quit            Quit edit of current MBR, saving current changes
          abort           Abort program without saving current changes
  fdisk: 1>

Quelques commandes doivent être expliquées :

Il est nécessaire de le rappeler, une erreur à ce stade entraînera de lourdes pertes de données. Si vous comptez faire cette manipulation sur un disque avec des données importantes, il serait plus judicieux de vous exercer sur un disque plus "disponible", en plus d'avoir une bonne sauvegarde.

Notre disque ici a une partition de 1.5Go pour Windows 2000 (utilisant le système de fichiers FAT). En regardant les informations ci-dessous, nous pouvons voir que la partition Windows occupe le lecteur jusqu'au cylindre 202. Nous allons donc allouer le reste du disque à OpenBSD en commençant au cylindre 203. Vous pouvez aussi calculer que le secteur de début d'OpenBSD est 3069360 en additionnant le secteur de début de la partition existante (63) et sa taille (3069297).

Vous pouvez éditer la disposition du disque en utilisant soit la notation Cylindre/Tête/Secteur, soit la notation en secteurs bruts. Ce qui est le plus simple dépend de ce que l'on fait ; dans notre cas, travailler autour d'une partition existante, utiliser le format CHS sera probablement plus simple. Si vous créez la première partition sur le disque, utiliser les secteurs bruts sera probablement plus aisé.

  fdisk: 1> e 1
           Starting       Ending       LBA Info:
   #: id    C   H  S -    C   H  S [       start:      size   ]
  ------------------------------------------------------------------------
   1: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused
  Partition id ('0' to disable)  [0 - FF]: [0] (? for help) a6
  Do you wish to edit in CHS mode? [n] y
  BIOS Starting cylinder [0 - 2585]: [0] 203
  BIOS Starting head [0 - 239]: [0] Entrée
  BIOS Starting sector [1 - 63]: [0] 1
  BIOS Ending cylinder [0 - 2585]: [0] 2585
  BIOS Ending head [0 - 239]: [0] 239
  BIOS Ending sector [1 - 63]: [0] 63
  fdisk:*1> p
  Disk: wd0       geometry: 2586/240/63 [39100320 Sectors]
  Offset: 0       Signature: 0xAA55
            Starting       Ending       LBA Info:
    #: id    C   H  S -    C   H  S [       start:      size   ]
   ------------------------------------------------------------------------
    0: 06    0   1  1 -  202 239 63 [          63:     3069297 ] DOS > 32MB
   *0: 0B    0   1  1 -  202 239 63 [          63:        1499M] Win95 FAT-32
   *1: A6  203   0  1 - 2585 239 63 [     3069360:    36030960 ] OpenBSD
    2: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused
    3: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused
  fdisk:*1> p m
  Disk: wd0       geometry: 2586/240/63 [19092 Megabytes]
  Offset: 0       Signature: 0xAA55
           Starting       Ending       LBA Info:
   #: id    C   H  S -    C   H  S [       start:      size   ]
  ------------------------------------------------------------------------
  *0: 06    0   1  1 -  202 239 63 [          63:        1499M] DOS > 32MB
   0: 0B    0   1  1 -  202 239 63 [          63:     3069297 ] Win95 FAT-32
   1: A6  203   0  1 - 2585 239 63 [     3069360:       17593M] OpenBSD
   2: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0M] unused
   3: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0M] unused
  fdisk:*1>

Sur les plates-formes utilisant fdisk, Il est important que la première partition saute la première piste du disque, dans notre cas, qu'elle commence au secteur 63. Ceci varie d'une machine à une autre et d'un disque à un autre. Si une partition OpenBSD est crée en ayant pour origine le secteur 0, la table de partition finira écrasée par le "Partition Boot Record" de la partition OpenBSD. Le système sera toujours amorçable, mais il sera très difficile à maintenir, et ce type de configuration n'est ni recommandé ni supporté.

Notez que l'invite a changé pour inclure un astérisque ('*') indiquant que nous avons des changements non enregistrés. Comme nous pouvons le voir à partir de la sortie p m nous n'avons pas altéré notre partition Windows, nous avons correctement alloué le reste du disque à OpenBSD et les partitions ne se chevauchent pas. Nous avons terminé. Presque.

Ce que nous n'avons pas fait est de définir la partition active pour que la machine l'amorce lors du prochain redémarrage :

  fdisk:*1> f 1
  Partition 1 marked active.
  fdisk:*1> p
  Disk: wd0       geometry: 2586/240/63 [39100320 Sectors]
  Offset: 0       Signature: 0xAA55
           Starting       Ending       LBA Info:
   #: id    C   H  S -    C   H  S [       start:      size   ]
  ------------------------------------------------------------------------
   0: 06    0   1  1 -  202 239 63 [          63:     3069297 ] DOS > 32MB
  *1: A6  203   0  1 - 2585 239 63 [     3069360:    36030960 ] OpenBSD
   2: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused
   3: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused
  fdisk:*1>

Maintenant, nous sommes prêts à enregistrer nos changements :

  fdisk:*1> w
  Writing MBR at offset 0.
  wd0: no disk label
  fdisk: 1> q

Créer le "disklabel"

La prochaine étape consiste à utiliser disklabel(8) pour diviser la partition OpenBSD. Plus de détails concernant disklabel(8) peuvent être trouvés sur la FAQ 14, disklabel.

  Here is the partition information you chose:

  Disk: wd0       geometry: 2586/240/63 [39100320 Sectors]
  Offset: 0       Signature: 0xAA55
           Starting       Ending       LBA Info:
   #: id    C   H  S -    C   H  S [       start:      size   ]
  ------------------------------------------------------------------------
  *0: 06    0   1  1 -  202 239 63 [          63:     3069297 ] DOS > 32MB
   1: A6  203   0  1 - 2585 239 63 [     3069360:    36030960 ] OpenBSD
   2: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused
   3: 00    0   0  0 -    0   0  0 [           0:           0 ] unused

  You will now create an OpenBSD disklabel inside the OpenBSD MBR
  partition. The disklabel defines how OpenBSD splits up the MBR partition
  into OpenBSD partitions in which filesystems and swap space are created.

  The offsets used in the disklabel are ABSOLUTE, i.e. relative to the
  start of the disk, NOT the start of the OpenBSD MBR partition.

  disklabel: no disk label
  WARNING: Disk wd0 has no label. You will be creating a new one.
  
  # using MBR partition 1: type A6 off 3069360 (0x2ed5b0) size 36030960 (0x225c9f0)

  Treating sectors 3069360-39100320 as the OpenBSD portion of the disk.
  You can use the 'b' command to change this.

  Initial label editor (enter '?' for help at any prompt)
  > ?
   Available commands:
           ? [cmnd]  - this message or command specific help.
           a [part]  - add new partition.
           b         - set OpenBSD disk boundaries.
           c [part]  - change partition size.
           D         - set label to default.
           d [part]  - delete partition.
           e         - edit drive parameters.
           g [b|d|u] - use [b]ios, [d]isk or [u]ser geometry.
           M         - show entire OpenBSD man page for disklabel.
           m [part]  - modify existing partition.
           n [part]  - set the mount point for a partition.
           p [unit]  - print label.
           q         - quit and save changes.
           r         - recalculate free space.
           s [path]  - save label to file.
           u         - undo last change.
           w         - write label to disk.
           X         - toggle expert mode.
           x         - exit without saving changes.
           z         - zero out partition table.

  Numeric parameters may use suffixes to indicate units:
          'b' for bytes, 'c' for cylinders, 'k' for kilobytes, 'm' for megabytes,
          'g' for gigabytes or no suffix for sectors (usually 512 bytes).
          '%' for percent of total disk size, '&' for percent of free space.
          Non-sector units will be rounded to the nearest cylinder.
  Entering '?' at most prompts will give you (simple) context sensitive help.
  >

Une fois de plus, certaines commandes doivent être expliquées :

Diviser votre disque proprement est important. La réponse à la question, "Comment dois-je partitionner mon système ?" est "Exactement comme vous en avez besoin". Cela variera d'applications en applications. Il n'y a pas de réponse universelle. Si vous n'êtes pas sûr de la façon dont vous voulez partitionner votre système, regardez cette discussion.

Sur ce système, nous avons près de 17Go disponibles pour OpenBSD. Cela représente beaucoup d'espace, et nous n'aurons probablement pas besoin d'autant. Nous n'utiliserons donc pas les tailles minimales absolues. Nous préférerons disposer de quelques centaines de mega-octets en trop plutôt que d'un kilo-octets en moins.

Sur le disque racine, deux partitions 'a' et 'b' doivent être créées pour le système de fichiers racine (/). La procédure d'installation ne continuera pas sans ces deux partitions. Généralement, vous aurez besoin d'une partition de pagination, 'b', mais si vous êtes sûrs que votre système n'épuisera jamais la mémoire réelle, vous pouvez vous en passer. Si une partition 'b' existe sur le disque racine, elle sera automatiquement utilisée pour la pagination. Les partitions de pagination prévues sur d'autres disques devront être ajoutées manuellement au fichier /etc/fstab.

Après quelques réflexions, nous décidons de créer juste assez de partitions pour autoriser la création des systèmes de fichiers séparés qui est recommandée (/, /tmp, /var, /usr, /home) et une partition de "swap" :

Maintenant, si vous additionnez tout cela, vous verrez que plus de 6Go d'espace est inutilisé ! De l'espace inutilisé ne dérange en rien, et donne la flexibilité d'agrandir une de nos partitions dans le futur si le besoin se fait sentir. Vous voulez plus de /tmp ? créez une nouvelle partition dans l'espace inutilisé, formatez la avec newfs(8), et changez /etc/fstab pour monter la partition dans /tmp. Problème réglé.

  > p m
  device: /dev/rwd0c
  type: ESDI
  disk: ESDI/IDE disk
  label: ST320011A
  bytes/sector: 512
  sectors/track: 63
  tracks/cylinder: 16
  sectors/cylinder: 1008
  cylinders: 16383
  total sectors: 39102336
  free sectors: 36030960
  rpm: 3600

  16 partitions:
  #             size        offset  fstype [fsize bsize  cpg]
    a:      17593.2M       1498.7M  unused      0     0      
    c:      19092.9M          0.0M  unused      0     0      
    i:       1498.7M          0.0M  MSDOS                   
  > d a
  > a a
  offset: [3069360] Enter
  size: [36030960] 150m
  Rounding to cylinder: 317520
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /
  > a b
  offset: [3386880] Enter
  size: [35713440] 300m
  Rounding to cylinder: 619920
  FS type: [swap] Enter
  > a d
  offset: [4006800] Enter
  size: [35093520] 120m
  Rounding to cylinder: 257040
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /tmp
  > a e
  offset: [4263840] Enter
  size: [34836480] 80m
  Rounding to cylinder: 166320
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /var
  > a g
  offset: [4430160] Enter
  size: [34670160] 6g
  Rounding to cylinder: 12594960
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /usr
  > a h
  offset: [17025120] Enter
  size: [22075200] 4g
  Rounding to nearest cylinder: 8391600
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /home
  > p m
  device: /dev/rwd0c
  type: ESDI
  disk: ESDI/IDE disk
  label: ST320011A
  bytes/sector: 512
  sectors/track: 63
  tracks/cylinder: 240
  sectors/cylinder: 15120
  cylinders: 2586
  total bytes: 19092.9M
  free bytes: 6681.4M
  rpm: 3600

  16 partitions:
  #             size        offset  fstype [fsize bsize  cpg]
    a:           155.0M          1498.7M  4.2BSD   2048 16384   16 # /
    b:           302.7M          1653.8M    swap
    c:         19092.9M             0.0M  unused      0     0
    d:           125.5M          1956.4M  4.2BSD   2048 16384   16 # /tmp
    e:            81.2M          2082.0M  4.2BSD   2048 16384   16 # /var
    g:          6149.9M          2163.2M  4.2BSD   2048 16384   16 # /usr
    h:          4097.5M          8313.0M  4.2BSD   2048 16384   16 # /home
    i:          1498.7M             0.0M   MSDOS
  > q
  Write new label?: [y] Entrée

Vous noterez qu'il y a une partition c que nous avons vraisemblablement ignoré. Cette partition représente votre disque entier ; n'essayez pas de la modifier. Vous noterez aussi que la partition i n'as pas été définie par nous ; elle est la partition existante Windows 2000. Les partitions n'ont pas de lettre prédéfinie particulière -- à l'exception de a (racine), b (swap) et c (disque entier), le reste des partitions (jusqu'à la lettre p) est disponible pour l'utilisation que vous désirez en faire.

Si vous regardez de près à la sortie de disklabel, vous verrez que le valeur de "RPM" est probablement faux. Ceci est historique ; la vitesse du disque n'est utilisée nulle part dans le système. Ne vous inquiétez pas de cela.

Configurez vos points de montage et formatez vos systèmes de fichiers

Maintenant vient la configuration finale de vos points de montage. Si vous les avez configurés à travers disklabel(8), cette étape consiste juste en la vérification de vos sélections ; autrement, vous pouvez les spécifier maintenant.

  Mount point for wd0d (size=128520k)? (or 'none' or 'done') [/tmp] Enter
  Mount point for wd0e (size=83160k)? (or 'none' or 'done') [/var] Enter
  Mount point for wd0g (size=6297480k)? (or 'none' or 'done') [/usr] Enter
  Mount point for wd0h (size=4195800k)? (or 'none' or 'done') [/home] Enter
  Mount point for wd0d (size=128520k)? (or 'none' or 'done') [/tmp] done
  No more disks to initialize.
 
  OpenBSD filesystems:
  wd0a /
  wd0d /tmp
  wd0e /var
  wd0g /usr
  wd0h /home

  The next step *DESTROYS* all existing data on these partitions!
  Are you really sure that you're ready to proceed? [no] y
  newfs: reduced number of fragments per cylinder group from 19840 to 19760 to enl
  arge last cylinder group
  /dev/rwd0a: 155.0MB in 317520 sectors of 512 bytes
  5 cylinder groups of 38.59MB, 2470 blocks, 4992 inodes each
  newfs: reduced number of fragments per cylinder group from 16064 to 15992 to enl
  arge last cylinder group
  /dev/rwd0d: 125.5MB in 257040 sectors of 512 bytes
  5 cylinder groups of 31.23MB, 1999 blocks, 4096 inodes each
  newfs: reduced number of fragments per cylinder group from 10392 to 10344 to enl
  arge last cylinder group
  /dev/rwd0e: 81.2MB in 166320 sectors of 512 bytes
  5 cylinder groups of 20.20MB, 1293 blocks, 2688 inodes each
  /dev/rwd0g: 6149.9MB in 12594960 sectors of 512 bytes
  31 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0h: 4097.5MB in 8391600 sectors of 512 bytes
  21 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/wd0a on /mnt type ffs (rw, asynchronous, local, ctime=Tue Oct 23 00:55:20 2
  007)
  /dev/wd0h on /mnt/home type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid, ctime=T
  ue Oct 23 00:55:20 2007)
  /dev/wd0d on /mnt/tmp type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid, ctime=Tu
  e Oct 23 00:55:20 2007)
  /dev/wd0g on /mnt/usr type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, ctime=Tue Oct 23
   00:55:20 2007)
  /dev/wd0e on /mnt/var type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid, ctime=Tu
  e Oct 23 00:55:20 2007)

Vous devez vous demander pourquoi la procédure d'installation vous demande encore vos points de montage. Cela permet d'éviter des erreurs ou des omissions sur les points de montage spécifiés pendant la création du partitionnement. Par exemple, la procédure d'installation va automatiquement supprimer les points de montage identiques que vous avez entrés lors du partitionnement. Le programme "disklabel" vous autorisera de telles erreurs, ces points de montage doivent donc être vérifiés après l'exécution du programme "disklabel". Ceux qui sont en doubles et qui ont été supprimés deviendront des partitions sans point de montage, auxquelles vous devez assigner de nouveaux points de montage si vous souhaitez utiliser l'espace.

Notez que la question "Are you really sure that you are ready to proceed?" a pour réponse par défaut "no", vous devrez donc délibérément lui indiquer de démarrer la procédure de formatage de vos partitions. Si vous choisissez "no", vous serez simplement renvoyé vers une invite de commande shell et pourrez relancer l'installation en tapant la commande "install", ou en redémarrant simplement depuis votre média d'amorçage.

Durant cette étape tous les systèmes de fichiers sont formatés. Cela peut prendre un certain temps, en fonction de la taille des partitions et de la vitesse du disque.

4.5.3 - Configurer le nom d'hôte du système ("hostname")

Vous devez maintenant configurer le nom d'hôte du système ("hostname"). Cette valeur, avec le nom de domaine DNS (spécifié ci-dessous), sera sauvée dans le fichier /etc/myname, qui est utilisé pendant le démarrage normal pour configurer le nom d'hôte du système. Si vous ne configurez pas le nom de domaine du système, la valeur par défaut 'my.domain' sera utilisée.

Il est important de configurer ce nom maintenant, car il sera utilisé lorsque les clés cryptographiques nécessaires au système seront générées lors du premier démarrage suivant l'installation. Cette génération intervient que le réseau soit configuré ou pas.

  System hostname (short form, e.g. 'foo'): puffy

4.5.4 - Configurer le réseau

Maintenant il est temps de passer à la configuration de votre réseau. Le réseau doit être configuré si vous voulez procéder à une installation par FTP ou NFS car celle-ci sera basée sur les informations que vous aller entrer. Voici un aperçu de la section de configuration réseau de la procédure d'installation. Dans notre exemple, nous connecterons une interface (fxp0) à un modem câble, configurée à l'aide de DHCP. L'autre interface sera connectée à notre réseau interne et configurée statiquement.

  Configure the network? [yes] Enter
  Available interfaces are: fxp0 xl0.
  Which one do you wish to initialize? (or 'done') [fxp0] xl0
  Symbolic (host) name for xl0? [puffy] Enter
  The media options for xl0 are currently
          media: Ethernet autoselect (100baseTX full-duplex)
  Do you want to change the media options? [no] Enter
  IPv4 address for xl0? (or 'dhcp') 199.185.137.55
  Netmask? [255.255.255.0] Enter
  IPv6 address for xl0? (or 'rtsol' or 'none') [none] Enter
  Available interfaces are: fxp0.
  Which one do you wish to initialize? (or 'done') [fxp0] Enter
  Symbolic (host) name for fxp0? [puffy] Enter
  The media options for fxp0 are currently
          media: Ethernet autoselect (10baseT half-duplex)
  Do you want to change the media options? [no] Enter
  IPv4 address for fxp0? (or 'none' or 'dhcp') dhcp
  Issuing hostname-associated DHCP request for fxp0.
  DHCPDISCOVER on fxp0 to 255.255.255.255 port 67 interval 1
  DHCPOFFER from 73.34.136.1
  DHCPREQUEST on fxp0 to 255.255.255.255 port 67
  DHCPACK from 73.34.136.1
  bound to 69.241.244.76 -- renewal in 1800 seconds.
  IPv6 address for fxp0? (or 'rtsol' or 'none') [none] Enter
  No more interfaces to initialize.
  DNS domain name? (e.g. 'bar.com') [my.domain] example.com
  DNS nameserver? (IP address or 'none') [68.87.77.130 68.87.72.130] Enter
  Use the nameserver now? [yes] Enter
  Default route? (IP address, 'dhcp' or 'none') [dhcp] Enter
  Edit hosts with ed? [no] Enter
  Do you want to do any manual network configuration? [no] Enter

NOTE : Une seule interface peut être facilement configurée en utilisant DHCP pendant l'installation. Si vous essayez de configurer plus d'une interface en utilisant DHCP vous allez au devant d'erreurs. Vous devrez configurer manuellement les autres interfaces après l'installation.

Maintenant, configurez le mot de passe pour le compte root :

Password for root account? (will not echo) pAssWOrd
Password for root account? (again) pAssWOrd

Utilisez un mot de passe sécurisé pour le compte root. Vous créerez d'autres comptes utilisateurs après le démarrage du système. Extrait de passwd(1):

    The new password should be at least six characters long and not purely
    alphabetic.  Its total length must be less than _PASSWORD_LEN (currently
    128 characters).  A mixture of both lower and uppercase letters, numbers,
    and meta-characters is encouraged.

4.5.5 - Choisir le média d'installation

Une fois votre réseau configuré, le script d'installation vous donne la possibilité de faire des ajustements manuels à la configuration.

Enfin, vous aurez la possibilité de choisir le média d'installation. Les options sont listées ci-dessous.

  Let's install the sets!
  Location of sets? (cd disk ftp http or 'done') [cd] Entrée
  Available CD-ROMs are: cd0.

Dans cet exemple nous installons depuis le CD-ROM. Une liste des matériels sur notre machine identifiés comme lecteurs de CD-ROM nous sera proposée. La plupart des gens n'en auront qu'un. Si vous en avez besoin, soyez sûr d'indiquer le bon matériel que vous souhaitez utiliser pour installer OpenBSD.

REMARQUE : Les options d'installation ne sont pas toutes disponibles sur toutes les plates-formes. Dans le cas présenté, la plate-forme OpenBSD/i386 ne supporte pas les installations via NFS c'est pour cela que cette option n'est pas affichée dans la liste d'options d'installation.

  Available CD-ROMs are: cd0.
  Which one contains the install media? (or 'done') [cd0] Entrée
  Pathname to the sets?  (or 'done') [4.3/i386] Entrée

Ici, on vous demande dans quel dossier se trouvent les fichiers d'installation, celui-ci est 4.3/i386/ sur les CD-ROM officiels ou un CD créé à partir de install43.iso.

4.5.6 - Choisir les sets de fichiers

Il est maintenant temps de choisir quels sets de fichiers vous aller installer. Vous pouvez avoir une description de ces sets dans la section suivante. Les fichiers que le programme d'installation détecte sont montrés à l'écran. Votre travail consiste simplement à spécifier ceux que vous souhaitez installer. Par défaut toutes les archives ne concernant pas X sont sélectionnées; certains utilisateurs expérimentés peuvent préférer se limiter au strict minimum requis pour démarrer OpenBSD, qui devrait se résumer à base43.tgz, etc43.tgz et bsd. La plupart des utilisateurs voudront installer soit les archives par défaut, soit les archives complètes. L'exemple suivant illustre une installation complète.

  Select sets by entering a set name, a file name pattern or 'all'. De-select
  sets by prepending a '-' to the set name, file name pattern or 'all'. Selected
  sets are labeled '[x]'.

          [X] bsd
          [X] bsd.rd
          [ ] bsd.mp
          [X] base43.tgz
          [X] etc43.tgz
          [X] misc43.tgz
          [X] comp43.tgz
          [X] man43.tgz
          [X] game43.tgz
          [ ] xbase43.tgz
          [ ] xetc43.tgz
          [ ] xshare43.tgz
          [ ] xfont43.tgz
          [ ] xserv43.tgz
  Set name? (or 'done') [bsd.mp] all

          [X] bsd
          [X] bsd.rd
          [X] bsd.mp
          [X] base43.tgz
          [X] etc43.tgz
          [X] misc43.tgz
          [X] comp43.tgz
          [X] man43.tgz
          [X] game43.tgz
          [X] xbase43.tgz
          [X] xetc43.tgz
          [X] xshare43.tgz
          [X] xfont43.tgz
          [X] xserv43.tgz

Vous pouvez faire toutes sortes de combinaisons ici -- "-x*" désélectionnera tous les composants X. Dans notre cas, nous allons installer tous les paquetages. Bien que le système se lancera avec un minimum de paquetages, la sélection par défaut ou une installation complète sont recommandées. De plus amples détails sur la sélection des paquetages sont disponibles ici.

Une fois que vous avez choisi les paquetages que vous désirez, il vous sera demandé si vous êtes d'accord pour décompresser puis installer ces derniers. Une barre de progression sera affichée pour vous informer du temps nécessaire. Les temps varient énormément en fonction du système sur lequel vous installez OpenBSD, les paquetages que vous avez sélectionnés et la vitesse du média source. Cela va de quelques minutes à plusieurs heures.

  Set name? (or 'done') [done] Enter
  Ready to install sets? [yes] Enter
  Getting bsd ...
  100% |**************************************************|  6356 KB    00:09 ETA
  Getting bsd.rd ...
  100% |**************************************************|  5003 KB    00:03 ETA
  Getting bsd.mp ...
  100% |**************************************************|  6401 KB    00:04 ETA
  Getting base43.tgz ...
  100% |**************************************************| 42854 KB    00:38 ETA
  Getting etc43.tgz ...
  100% |**************************************************|  1190 KB    00:01 ETA
  Getting misc43.tgz ...
  100% |**************************************************|  2252 KB    00:02 ETA
  Getting comp43.tgz ...
  100% |**************************************************| 77563 KB    01:05 ETA
  Getting man43.tgz ...
  100% |**************************************************|  7530 KB    00:08 ETA
  Getting game43.tgz ...
  100% |**************************************************|  2547 KB    00:01 ETA
  Getting xbase43.tgz ...
  100% |**************************************************|  9450 KB    00:08 ETA
  Getting xetc43.tgz ...
  100% |**************************************************| 76180       00:00 ETA
  Getting xshare43.tgz ...
  100% |**************************************************|  2678 KB    00:05 ETA
  Getting xfont43.tgz ...
  100% |**************************************************| 34745 KB    00:27 ETA
  Getting xserv43.tgz ...
  100% |**************************************************|  8543 KB    00:07 ETA
  Location of sets? (cd disk ftp http or 'done') [done] Enter

A ce point, vous pouvez spécifier des fichiers additionnels venant d'autres sources (incluant les paquetages personnalisés) si vous le souhaitez, ou taper 'done' si vous avez installé tous les paquetages dont vous avez besoin.

4.5.7 - Terminer l'installation

Ensuite, plusieurs questions vous seront posées concernant les paramètres de votre système une fois installé. La première est si sshd(8) doit être lancé au démarrage. Dans la plupart des cas, vous souhaiterez que sshd(8) soit lancé, mais dans de rares cas non. Si votre configuration n'a aucune nécessité de sshd(8), il y a un petit avantage de sécurité théorique à ne pas le lancer.

        Start sshd(8) by default? [yes] y

(Si vous changez d'avis plus tard, modifiez /etc/rc.conf.local ou /etc/rc.conf.)

Vous avez à présent la possibilité de lancer OpenNTPD au boot. OpenNTPD est un moyen peu coûteux permettant de garder une horloge système synchronisée, et la configuration par défaut est suffisante dans la plupart des cas.

  NTP server? (or 'none' or 'default') [none] default

Si vous disposez d'un serveur de temps localement, veuillez le spécifier ici. Si vous choisissez "default", OpenNTPD utilisera pool.ntp.org, une collection importante de serveurs de temps librement interrogeables. (Si vous changez d'avis plus tard, modifiez /etc/rc.conf.local et/ou /etc/ntpd.conf.)

Sur certaines plates-formes, on vous demande maintenant si vous souhaitez lancer X sur votre système. Si vous répondez 'Y', /etc/sysctl.conf sera modifié pour inclure la ligne machdep.allowaperture=1 ou machdep.allowaperture=2, en fonction de votre architecture. Sous certaines architectures cette question ne sera pas posée du tout. Si vous ne comptez pas utiliser X sur ce système ou si vous n'êtes pas sûr, répondez 'N' vu que vous pouvez facilement changer la valeur ultérieurement en éditant /etc/sysctl.conf au besoin. Il existe un avantage potentiel à laissé le pilote d'aperture xf86(4) désactivé car le moteur graphique d'une carte vidéo moderne pourrait être utilisé pour altérer la mémoire, passant outre le contrôle du processeur.

  Do you expect to run the X Window System? [no] y

Ensuite, on vous demande si vous souhaitez vous servir d'une console série, plutôt que d'un clavier et un écran standards, sur cet ordinateur. Si vous choisissez "yes" et répondez à deux autres questions, /etc/boot.conf et /etc/ttys seront édités de manière appropriée pour vous. La plupart des utilisateurs choisiront la réponse par défaut, c'est à dire no.

  Change the default console to com0? [no] Entrée

Votre dernière tâche est de paramétrer votre fuseau horaire ("timezone"). Selon l'endroit où votre machine réside, il peut y avoir plusieurs réponses équivalentes à la question. Dans l'exemple suivant, nous utilisons US/Eastern, mais l'on pourrait aussi utiliser EST5EDT ou US/Michigan et obtenir le même résultat. Appuyer sur ? à l'invite vous aidera dans vos choix.

  Saving configuration files......done.
  Generating initial host.random file ......done.
  What timezone are you in? ('?' for list) [Canada/Mountain] ?
  Africa/      Chile/       GB-Eire      Israel       NZ-CHAT      UCT
  America/     Cuba         GMT          Jamaica      Navajo       US/
  Antarctica/  EET          GMT+0        Japan        PRC          UTC
  Arctic/      EST          GMT-0        Kwajalein    PST8PDT      Universal
  Asia/        EST5EDT      GMT0         Libya        Pacific/     W-SU
  Atlantic/    Egypt        Greenwich    MET          Poland       WET
  Australia/   Eire         HST          MST          Portugal     Zulu
  Brazil/      Etc/         Hongkong     MST7MDT      ROC          posix/
  CET          Europe/      Iceland      Mexico/      ROK          posixrules
  CST6CDT      Factory      Indian/      Mideast/     Singapore    right/
  Canada/      GB           Iran         NZ           Turkey       zone.tab
  What timezone are you in? ('?' for list) [Canada/Mountain] US
  What sub-timezone of 'US' are you in? ('?' for list) ?
  Alaska          Central         Hawaii          Mountain        Samoa
  Aleutian        East-Indiana    Indiana-Starke  Pacific
  Arizona         Eastern         Michigan        Pacific-New
  Select a sub-timezone of 'US' ('?' for list): Eastern
  Setting local timezone to 'US/Eastern'...done.

Si vous êtes intéressé par un horodatage vraiment précis, vous devriez lire ceci.

Les dernières étapes sont pour le système de créer le répertoire /dev (ce qui pourrait prendre un peu de temps sur certains systèmes, surtout si vous avez peu de RAM), et d'installer les "boot blocks".

  Making all device nodes...done.
  Installing boot block...
  boot: /mnt/boot
  proto: /usr/mdec/biosboot
  device: /dev/rwd0c
  /usr/mdec/biosboot: entry point 0
  proto bootblock size 512
  /mnt/boot is 3 blocks x 16384 bytes
  fs block shift 2; part offset 3069360; inode block 24, offset 3624
  using MBR partition 1: type 166 (0xa6) offset 3069360 (0x2ed5b0)
  ...done.

  CONGRATULATIONS! Your OpenBSD install has been successfully completed!
  To boot the new system, enter halt at the command prompt. Once the
  system has halted, reset the machine and boot from the disk.
  # halt
  syncing disks... done

  The operating system has halted.
  Please press any key to reboot.

OpenBSD est maintenant installé sur votre système et prêt pour son premier démarrage, mais avant cela...

Avant de redémarrer

A ce point, votre système est installé et prêt à être redémarré et configuré pour votre service. Avant de faire cela, cependant, il serait sage de consulter la page d'Errata pour voir s'il existe des bugs qui pourraient vous concerner.

Une astuce pouvant être utilisée pour une configuration "d'avant le premier démarrage" consiste à lancer :

    # /mnt/usr/sbin/chroot /mnt
au prompt du shell. Ceci règlera vos points de montage comme ils le seraient après un redémarrage normal du système fraîchement installé. Vous pouvez à présent réaliser des tâches de configuration basique du système, comme l'ajout d'utilisateurs, le changement des points de montage, etc.

Après avoir redémarré

Une des premières choses que vous devrez lire après avoir installé votre système est afterboot(8).

Vous devriez aussi trouver ces différents liens utiles :

Une dernière chose...

Les développeurs OpenBSD vous demandent de leur Envoyer une copie de votre "dmesg". Celui-ci leur est vraiment utile, et bénéficie au final, à tous les utilisateurs.

4.6 - Quels sont les fichiers nécessaires à l'installation ?

L'installation complète d'OpenBSD est divisée en plusieurs paquetages de fichiers séparés. Toutes les utilisations ne requièrent pas tous les paquetages. Voici une vue d'ensemble de chacun :

Les paquetages etc43.tgz et xetc43.tgz ne sont pas installés lors d'une mise à niveau mais uniquement lors d'une installation complète, de ce fait, toute configuration que vous ferez sera conservée. Vous devrez mettre à jour vos dossiers /etc, /dev et /var manuellement.

Même si vous n'avez pas l'intention de faire tourner X, certains paquetages nécessitent que les bibliothèques graphiques présentes dans xbase43.tgz soient installées sur votre système. Cette dépendance peut facilement être résolue en installant xbase43.tgz, le reste de X n'étant pas nécessaire.

4.7 - De combien d'espace disque ai-je besoin pour une installation OpenBSD ?

Evidemment, la réponse à cette question dépend de l'utilisation que vous voulez faire du système. Cependant, ces nombres peuvent être utilisés comme un point de départ :

(root)             60Mo
/usr               500Mo (sans X) ou 660Mo (avec X)
/var               25Mo
/tmp               50Mo
swap               32Mo
Ce sont les tailles de systèmes de fichiers pour une installation complète. Ces nombres incluent un peu d'espace supplémentaire, et correspondent à une installation typique d'une machine connectée à Internet et à usage personnel.

Gardez les choses suivantes à l'esprit :

Il y a plusieurs bonnes raisons pour utiliser des systèmes de fichiers séparés plutôt que de n'en utiliser qu'un ou deux pour tout stocker :

Quelques remarques sur le partitionnement :

4.8 - Multiboot OpenBSD/i386

Le "Multibooting" est le fait d'avoir plusieurs systèmes d'exploitation sur le même ordinateur, et de pouvoir choisir depuis lequel vous souhaitez démarrer. Ce n'est pas une tâche triviale ! Si vous ne comprenez pas ce que vous êtes en train de faire, vous finirez par perdre une somme conséquente de données sur votre ordinateur. Les nouveaux utilisateurs OpenBSD sont vivement encouragés a démarrer avec un disque dur vierge et sur une machine dédiée, afin d'essayer la configuration désirée sur un système qui n'est pas en production avant d'installer une configuration "multiboot" sur une machine de production. La FAQ 14 donne plus d'informations sur la procédure d'amorçage d'OpenBSD.

Seule une partition parmi les quatre partitions MBR primaires peut être utilisée pour démarrer OpenBSD (i.e., les partitions étendues ne fonctionneront pas).

Voici plusieurs options pour le "multiboot" :

Configurer la partition active

C'est probablement la solution la plus négligée, et parfois la plus intéressante pour le "multiboot". Configurez simplement comme partition active, la partition d'OS depuis laquelle vous souhaitez démarrer par défaut au prochain démarrage. Chaque OS offre un programme pour faire ceci ; celui d'OpenBSD est fdisk(8), des programmes portant des noms similaires sont disponibles sous Windows 9x et DOS, et la plupart des autres systèmes d'exploitation. Ceci peut être très utile pour les OS ou systèmes long à s'arrêter et redémarrer -- vous pouvez le configurer et lancer la procédure de redémarrage, ensuite aller faire un tour, prendre une tasse de café, et revenir devant le système démarré comme vous le souhaitiez -- pas d'attente du Moment Magique pour choisir le système d'exploitation désiré.

Disquette d'amorçage

Si vous avez un système qui utilise OpenBSD peu fréquemment (ou que vous ne voulez pas que les autres utilisateurs de l'ordinateur notent que quoi que ce soit ai changé), vous pouvez utiliser une disquette d'amorçage. Utilisez simplement l'une des disquettes d'installation standard d'OpenBSD, et créez un fichier /etc/boot.conf (oui, vous devrez aussi créer un dossier /etc sur la disquette) ayant le contenu suivant :
     boot hd0a:/bsd
pour que le système démarre sur le disque dur 0, la partition OpenBSD 'a' et le fichier de noyau /bsd. Notez que vous pouvez aussi démarrer d'autres disques avec une ligne comme : "boot hd2a:/bsd" pour lancer le troisième disque dur de votre système. Pour lancer OpenBSD, insérez la disquette dans le lecteur et redémarrez. Pour lancer un autre système d'exploitation, éjectez la disquette et redémarrez.

Dans ce cas, le programme boot(8) chargé depuis la disquette, cherche et lit /etc/boot.conf. L'instruction "boot hd0a:/bsd" indique à boot(8) depuis quel endroit charger le noyau -- dans ce cas, le premier disque dur que le BIOS voit. Gardez à l'esprit que seulement un petit fichier (/boot) est chargé depuis la disquette -- le système charge le noyau entier depuis le disque dur, cela ne ralentit que de quelques secondes la procédure de démarrage.

Windows NT/2000/XP NTLDR

Pour un "multiboot" entre OpenBSD et Windows NT/2000/XP, vous pouvez utiliser NTLDR, le chargeur de démarrage que NT utilise. Pour "multi-booter" avec NT, vous aurez besoin d'une copie de votre "Partition Boot Record" (PBR) OpenBSD. Après avoir lancé "installboot" vous pouvez en obtenir une copie dans un fichier en utilisant dd(1), en suivant une procédure similaire à la procédure suivante :
        # dd if=/dev/rsd0a of=openbsd.pbr bs=512 count=1
Remarque : ceci est une excellente occasion pour vous rappeler que saisir bêtement des commandes auxquelles vous ne comprenez rien est vraiment une mauvaise idée. La commande ci-dessus ne fonctionnera pas directement sur la plupart des machines. Au lecteur de l'adapter à son équipement.

Maintenant démarrez sous NT et mettez openbsd.pbr dans C:. Ajoutez une ligne comme celle-ci à la fin du fichier C:\BOOT.INI :

        c:\openbsd.pbr="OpenBSD"

Quand vous redémarrerez, vous devriez être en mesure de choisir OpenBSD dans le menu de chargement NT. D'autres informations sur le NTLDR sont disponibles dans le "NTLDR Hacking Guide".

Sur Windows XP vous pouvez aussi éditer les informations en utilisant la "GUI" ; consultez le XP Boot.ini HOWTO.

Des programmes faisant la plupart de ce travail sont à votre disposition, par exemple BootPart. Ce programme peut être lancé depuis Windows NT/2000/XP, et ira chercher le PBR OpenBSD, le mettra dans votre partition NT/2000/XP partition et le rajoutera dans C:\BOOT.INI.

Note : Le chargeur de démarrage Windows NT/2000/XP est seulement capable de démarrer des systèmes depuis le premier disque dur. Vous ne pouvez pas l'utiliser pour charger OpenBSD depuis le second disque sur un système.

Autres chargeurs de démarrage

D'autres utilisateurs de chargeurs de démarrage OpenBSD ont inclus avec succès GAG, OS-BS, The Ranish Partition Manager et GRUB.

OpenBSD et Linux (i386)

Veuillez vous référer au INSTALL.linux, qui donne les instructions en profondeur pour faire fonctionner OpenBSD avec Linux.

Problèmes de fuseau horaire

OpenBSD s'attend à ce que l'horloge de la machine soit réglée sur UTC ("Universal Coordinated Time" - Temps universel coordonné). D'autres systèmes d'exploitation s'attendent au contraire que celle-ci soit réglée sur le fuseau local. Bien évidemment, cela peut engendrer un certain problème si vous utilisez ces deux types de systèmes sur une seule et même machine. L'un ou l'autre aura besoin d'être configuré en conséquence. Plus d'informations sur cette manipulation sont disponibles dans la FAQ 8 - Pourquoi mon horloge avance/retarde-t-elle de plusieurs

4.9 - Envoyer votre dmesg à dmesg@openbsd.org après l'installation

Rappelez vous, il est important pour les développeurs OpenBSD de garder une trace de quels matériels fonctionnent, et de quels matériels ne fonctionnent pas parfaitement.

Un commentaire de /usr/src/etc/root/root.mail

If you wish to ensure that OpenBSD runs better on your machines, please do us
a favor (after you have your mail system configured!) and type something like:
 # dmesg | mail -s "Sony VAIO 505R laptop, apm works OK" dmesg@openbsd.org
so that we can see what kinds of configurations people are running.  As shown,
including a bit of information about your machine in the subject or the body
can help us even further.  We will use this information to improve device driver
support in future releases.  (Please do this using the supplied GENERIC kernel,
not for a custom compiled kernel, unless you're unable to boot the GENERIC
kernel. If you have a multi-processor machine, dmesg results of both GENERIC.MP
and GENERIC kernels are appreciated.)  The device driver information we get from
this helps us fix existing drivers. Thank you!

Soyez sûr d'envoyer le mail depuis un compte sous lequel pour serez habilité à recevoir pour que les développeurs puissent vous contacter s'il ont quelque chose qu'il voudraient que vous testiez ou changiez afin que votre configuration fonctionne. Il n'est pas important d'envoyer le mail depuis la même machine que celle sur laquelle tourne OpenBSD, donc si cette dernière n'est pas en mesure de recevoir des mails, faites simplement :

$ dmesg | mail your-account@yourmail.dom
et transférez le message à
 dmesg@openbsd.org
your-account@yourmail.dom est votre compte de messagerie régulier.

NOTE

La méthode précédente est très simple mais si vous avez choisi de ne pas configurer le système de messagerie de votre machine OpenBSD, vous devriez toutefois envoyer votre dmesg aux développeurs. Sauvegardez simplement la sortie de votre dmesg dans un fichier texte.

$ dmesg > ~/dmesg.txt
Puis transférez ce fichier (en utilisant FTP/scp/floppydisk/pigeon voyageur/...) vers le système depuis lequel vous utilisez votre messagerie. Puisque la réception des messages dmesg est gérée automatiquement, merci de vous référer aux recommandations suivantes lors de l'utilisation de systèmes/clients de messagerie alternatifs :

4.10 - Ajouter un paquetage après l'installation

"Oh non ! J'ai oublié de rajouter un paquetage quand j'ai fait l'installation !"

Parfois, vous réalisez que vous AURIEZ vraiment eu besoin de comp43.tgz (ou de n'importe quel composant système) après tout, mais vous ne l'avez pas réalisé quand vous avez installé votre système. Bonne nouvelle : Il y a deux voies relativement simples pour rajouter un paquetage après l'installation initiale :

En utilisant la procédure de mise à jour

Démarrez simplement votre média d'installation (CD-ROM ou disquette), et choisissez "Upgrade" (plutôt que "Install"). Quand vous aurez la liste des paquetages, sélectionnez simplement celui que vous avez oublié d'installer la première fois, choisissez la source, et laissez-le l'installer pour vous.

En utilisant tar(1)

Les paquetages d'installation sont de simples fichiers compressés tar, et vous pouvez les décompresser vous même manuellement depuis la racine du système de fichiers.

  # cd /
  # tar xzvpf comp43.tgz

N'oubliez PAS l'option 'p' ci-dessus qui restaurera correctement les permissions sur les fichiers !

Une méprise courante est de croire qu'il est possible d'utiliser pkg_add(1) pour rajouter des sets d'installation manquants. Cela ne fonctionne pas. pkg_add(1) est l'outil de gestion des paquetages pour installer des applications tierces. Cet outil prend en compte les fichiers paquetages et non des archives tar génériques telles que les ensembles d'installation.

Si vous installez l'ensemble de fichier xbase sur votre système pour la première fois en utilisant tar(1) et sans redémarrer, le cache des librairies partagées devra être mis à jour après installation en utilisant ldconfig(8). Pour ajouter toutes les librairies X au cache :

# ldconfig -m /usr/X11R6/lib
Alternativement, vous pouvez juste redémarrer votre système, et ceci sera fait automatiquement par le script de démarrage rc(8).

4.11 - Qu'est ce que 'bsd.rd' ?

bsd.rd est un noyau "RAM Disk". Ce fichier peut être vraiment intéressant ; beaucoup de développeurs prudents en conservent un tout le temps à la racine de leur système.

Le noyau "RAM Disk" définit la racine du système de fichiers du noyau -- plutôt qu'être stockés sur un disque physique, les utilitaires disponibles après l'amorçage de bsd.rd sont enregistrés dans le kernel, et lancés depuis un système de fichiers basé en mémoire RAM. bsd.rd comporte aussi une floppée d'utilitaires vous permettant de faire de la maintenance système et de lancer une installation.

Sur certaines architectures, bsd.rd est actuellement la méthode d'installation privilégiée -- vous placez ce noyau sur un système de fichiers, vous le démarrez, et lancez l'installation depuis ce dernier. Sur la plupart des architectures, si vous utilisez une ancienne version d'OpenBSD, vous pouvez obtenir une nouvelle version de bsd.rd par FTP, redémarrer à partir de lui, et installer la nouvelle version d'OpenBSD sans avoir besoin de quelque média amovible que ce soit.

Voici un exemple d'amorçage de bsd.rd sur un système i386 :
  Using Drive: 0 Partition: 3
  reading boot.....
  probing: pc0 com0 com1 apm mem[639k 255M a20=on]
  disk: fd0 hd0+
  >> OpenBSD/i386 BOOT 2.10
  boot> boot hd0a:/bsd.rd
. . . normal boot to install . . .
Comme indiqué, vous allez être amené au programme d'installation, mais vous pouvez aussi aller à une invite de shell pour faire de la maintenance sur votre système.

La règle générale en lançant bsd.rd est de changer votre noyau d'amorçage de /bsd à bsd.rd quelle que soit la méthode pour votre architecture.

4.12 - Problèmes d'installation courants

4.12.1 - Mon Compaq ne reconnaît que 16Mo de RAM

Certains systèmes Compaq rencontrent un problème où la mémoire RAM n'est pas complètement détectée par le Chargeur d'amorçage de second niveau OpenBSD et seulement 16Mo seront détectés et utilisés par OpenBSD. Ceci peut être corrigé en créant/éditant le fichier /etc/boot.conf, ou en entrant des commandes à l'invite "boot>" avant qu'OpenBSD ne se charge. Si vous avez une machine avec 64Mo de RAM, mais qu'OpenBSD n'en a détecté que 16Mo, la commande devrait être :
     machine mem +0x3000000@0x1000000
pour ajouter 48Mo (0x3000000) après les premiers 16Mo (0x1000000). Typiquement, si vous avez une machine avec ce problème, vous devriez entrer la commande précédente d'abord dans l'invite boot> du CD-ROM ou de la Disquette, charger la disquette, redémarrer et créer un fichier /etc/boot.conf avec la ligne précédente pour que dans les démarrages suivants OpenBSD reconnaisse toute la mémoire disponible.

Une mise à jour ROM règlera ce problème sur certains systèmes.

4.12.2 - Mon i386 ne démarre pas après l'installation

Votre installation a eu l'air de bien se dérouler, mais lors de votre premier démarrage, vous ne voyez aucun signe montrant qu'OpenBSD essaye de démarrer. Plusieurs problèmes courants peuvent expliquer ce phénomène :

4.12.3 - Ma (vieille et lente) machine a démarré, mais bloque pendant la procédure ssh-keygen

Il semble que votre machine fonctionne correctement, mais prend juste beaucoup de temps pendant la procédure de génération de clés ssh. Une SPARCStation2 ou un Macintosh Quadra peut prendre plusieurs heures ou plus pour terminer les trois étapes ssh-keygen(1), Laissez le simplement terminer ; cela n'est réalisé qu'une fois par installation.

La taille de la clé par défaut a été augmentée pour OpenBSD 3.8, en conséquence de quoi les temps de génération de clés sont beaucoup plus élevés que ce qu'ils furent. Les utilisateurs possédant des machines très lentes souhaiteront peut-être générer leurs clés sur une autre machine, les placer dans l'archive site43.tgz, et les installer avec le reste des "file sets".

4.12.4 - J'ai le message "Failed to change directory" pendant l'installation

Quand vous faites l'installation d'un snapshot durant la phase -beta du cycle de développement OpenBSD, vous devriez voir ceci :

  Do you want to see a list of potential FTP servers?  [yes] Entrée
  Getting the list from 192.128.5.191 (ftp.openbsd.org)... FAILED
  Failed to change directory.
  Server IP address or hostname? 
Cela est normal et souhaité pendant la version précédant la sortie officielle dans le cycle. Le programme d'installation cherche la liste FTP sur le premier serveur FTP dans un dossier qui ne sera pas disponible avant la date de "release", vous obtiendrez donc les messages précédents.

Utilisez simplement la liste de miroirs FTP pour trouver votre site miroir FTP favori, et entrez manuellement son nom lorsque cela vous est demandé.

Note : Vous ne devriez pas voir cela si vous installez une version "-release" ou depuis un CD-ROM.

4.12.5 - Ma table de partition fdisk est corrompue ou vide !

Occasionnellement, un utilisateur trouvera un système fonctionnant, mais en faisant un fdisk wd0, il trouvera une table de partitions vide (ou polluée). Cela est usuellement du à la création d'une partition dans fdisk(8) ayant un offset de zero secteur, au lieu de l'offset d'une piste qu'elle est sensée avoir. (note : cela ne concerne que les plates-formes i386 et amd64. Les autres plates-formes requièrent des offsets différents, certaines n'en requièrent pas). Le système démarre ensuite en utilisant le PBR, pas le MBR.

Bien que cette configuration peut fonctionner, cela peut causer des problèmes de maintenance et devrait être corrigé. Pour corriger ce problème, le système de fichiers doit généralement être recréé depuis le début (si vous savez VRAIMENT ce que vous faites, vous devriez être en mesure de recréer juste le disklabel et le MBR et ne perdre que la première partition OpenBSD du disque).

4.13 - Personnaliser la procédure d'installation

Fichier siteXX.tgz

Les scripts d'installation/mise à jour d'OpenBSD autorisent la création d'un set utilisateur nommé "siteXX.tgz", où XX représente la version (ex. 43). Le fichier siteXX.tgz est, comme les autres paquetages, une compression gzip(1) d'archive tar(1) dont la racine est '/' et est décompressé comme les autres avec les options xzphf. Ce paquetage sera installé en dernier, après tous les autres paquetages.

Ce paquetage vous permet d'ajouter et/ou écraser des fichiers installés dans les paquetages 'normaux' et donc de personnaliser l'installation ou la mise à jour.

Vous pouvez également créer des sets d'installation spécifiques à un hôte, nommés siteXX-<hostname>.tgz, par exemple, "site43-puffy.tgz". Cela facilite les installations customisées, mises à jour ou récupération après désastre.

Quelques exemples d'utilisation de fichier siteXX.tgz :

Scripts install.site/upgrade.site.

A la dernière étape de la procédure d'installation/mise à jour, le script cherche dans la racine un install.site ou un upgrade.site d'un nouveau système ou d'une nouvelle mise à jour, selon la procédure en cours, et lance le script dans un environnement chrooté de la racine système de l'installation/de la mise à jour. Rappelez-vous, la mise à jour est faite depuis un système de fichiers démarré donc votre système de fichiers cible est actuellement monté dans /mnt. Cependant, votre script peut être écrit tel quel à cause du chroot, comme s'il était écrit dans la racine normale de votre système de fichiers. Comme ce script est lancé après que tous les fichiers aient été installés, vous avez un système totalement fonctionnel (bien que lancé en mode mono-utilisateur) quand votre script est invoqué.

Notez que le script install.site devra être placé dans un fichier siteXX.tgz, tandis que le script upgrade.site pourra être placé à la racine du système de fichiers avant la mise à jour ou bien être placé lui aussi dans fichier siteXX.tgz.

Ce script peut être utilisé pour faire de nombreuses choses.

La combinaison de siteXX.tgz et de install.site/upgrade.site a pour but de donner de larges capacités de personnalisation sans avoir à créer ses propres paquetages d'installation.

Remarque : Si vous comptez effectuer votre installation à partir d'un serveur HTTP, vous devez ajouter votre ou vos fichier(s) site*.tgz au fichier index.txt se trouvant dans le répertoire source afin que ce ou ces fichier(s) soi(en)t proposé(s) en option durant l'installation. Cette opération n'est pas nécessaire pour les installations à partir de FTP ou toute autre type d'installation.

4.14 - Comment puis-je installer plusieurs systèmes identiques ?

Voici quelques utilitaires que vous pouvez utiliser lorsque vous avez plusieurs systèmes OpenBSD identiques à déployer.

Les fichiers siteXX.tgz et install/upgrade.site

Voir l'article précédent.

Restauration depuis dump(8)

Sur la plupart des architectures, le média de démarrage inclut le programme restore(8) qui peut être utilisé pour restaurer une sauvegarde faite par dump(8). Ainsi, vous pouvez démarrer depuis disquettes, CD, ou fichier bsd.rd, ensuite fdisk, disklabel, et restore pour restaurer la configuration désirée depuis une bande ou autre média, et installer les blocs de d'amorce. Plus de détails ici.

Image de disque

Malheureusement, il n'existe pas de paquetage d'image de disque reconnaissant le FFS, et qui pourrait faire une image contenant simplement l'espace de disque utilisé. La plupart des solutions d'image de disque traiteront la partition OpenBSD comme une partition "générique", et pourront simplement faire l'image de l'intégralité du disque. Cela rejoint souvent notre but, mais souvent avec d'énormes quantités d'espace perdu -- une partition /home de 10Go vide demandera 10Go d'espace dans l'image, même s'il n'y a aucun fichier à l'intérieur. Tandis que vous pouvez typiquement installer une image de disque sur un disque plus grand, vous ne pourrez pas l'installer sur un disque de plus petite taille.

Si cela est pour vous acceptable, vous devriez trouver dans la commande dd tout ce dont vous avez besoin, autorisant la copie d'un disque vers un autre, secteur-par-secteur. Celui-ci vous fournira souvent les mêmes fonctionnalités que les programmes commerciaux, sans le prix.

4.15 - Comment puis-je obtenir un dmesg(8) pour rapporter un problème d'installation ?

Lorsque vous rapportez un problème, il est important d'inclure le dmesg(8) complet du système. Souvent cependant, vous en avez besoin parce que le système ne fonctionne pas correctement ou ne s'installe pas, donc vous n'aurez pas de disque, pas de réseau ou manquerez d'une autre ressource vous permettant d'envoyer votre dmesg à la mailing liste appropriée. Il y a d'autres façons de faire cela, cependant :

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